Une monnaie complémentaire locale...

...pourquoi la mettre en place, plutôt que de ne rien faire ?

 

 

 

L’intention et l’engagement

 

On agit suivant le projet et l’intention décrits dans une charte.

Cette monnaie est exclusivement locale.

Elle ne peut pas être spéculative.

On sait à qui et à quoi sert notre argent.

La monnaie complémentaire dynamise l’échange (circulation 2 à 3 fois plus rapide que pour l’euro).

La monnaie locale complémentaire défend et soutien le petit commerce de proximité

La partie émise, éventuellement non couverte par l'euro peut être utilisée pour répondre à des besoins non satisfaits avec des ressources locales (garantie notamment apportée par une collectivité qui s’engagerait à utiliser cette monnaie).

 

 

La force de l’exemple


Faciliter la nécessaire évolution de la pensée et de l'action économique.

Prise en main par les citoyens de l’outil monétaire en tant qu’outil convivial. La monnaie ne doit pas être affaire de spécialistes d’une part ; les mécanismes liés à sa création doivent faire l’objet d’autre part d’une information et d’un débat public.

Permettre à l’outil monnaie de conserver sa force en lui retirant sa face sombre liée à la spéculation. La monnaie reste une des inventions les plus ingénieuses de l’humanité : elle aide l'échange des marchandises et des services et surmonte les limitations du troc, créant de ce fait la possibilité de spécialisation…..à la base de la civilisation.

 

Le moyen de rallier (progressivement) un plus grand nombre à la cause écologique, sociale et au devoir de solidarité

 

Le « grand public » peut apprendre à investir dans un cercle vertueux et responsable

La monnaie locale peut être un outil complémentaire pour les SEL.

 

 

 Le doublement de la masse monétaire en circulation

 

Constitution d’une épargne supplémentaire par l’achat de monnaie locale avec des euros.

Financement possible de projets précis, dans l’esprit de la charte bien entendu.

 

 

 L’outil alternatif (…. et peut être de substitution ?)

 

La monnaie complémentaire augmente l’autonomie de l’économie locale vis-à-vis des circuits de l’économie « globale » : elle permet en ce sens d’amortir les effets des cycles économiques nationaux et/ou mondiaux en protégeant contre les impondérables de l’instabilité financière et la mobilité des capitaux (attirés par les grands pôles de développements urbains notamment).

 

Le monde est secoué par une crise financière dont l'ampleur ne cesse de s'étendre, qui dénote notamment un profond dysfonctionnement du système monétaire. A écouter nos gouvernants, cette crise ne serait qu'un « incident de parcours » … Pourtant, d'autres crises se préparent : elles seront progressivement, toujours plus délicates à régler et toucheront en particulier l'écologie avec la question des ressources épuisables et le réchauffement climatique. Ces crises-là réclament une décroissance, alors que la sortie de la crise économico-financière actuelle dépend de la reprise de la croissance. Nous voilà bien empêtrés, tiraillés entre deux thérapies contradictoires !

Tout est donc à inventer car les modèles économiques qui orientent nos comportements ne répondent plus aux défis que nous devons relever aujourd'hui. Puisqu'en haut lieu cette évidence semble ne pas s'imposer, il incombe aux citoyens que nous sommes de prendre notre destin en main.

 

A quoi sert une monnaie locale complémentaire ?
MLC argumentaire michel Lepesant La mesu
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